John Isaacs, What lies behind what lies before, 2008, neon tubing with clear glass tubing suspension frame, transformers, 188 x 89 x 14 cm, edition of 4 / 2 AP
John Isaacs, If Not Now Then When, 2010, microcrystalline wax, oil paint, two component foam, steel, wood, fabric, 230 x 150 x 120 cm
John Isaacs, Pool of Narcissus weeping, 2016, fluorescent lights, electrical appliance, found chair, 110 x 110 x 165 cm
John ISSACS (1968)
Les œuvres de John Isaacs semblent suggérer que si l’on gratte un peu la surface de la réalité, alors on dévoile une vérité hideuse, sordide et inconfortable qui nous a été soigneusement cachée par une mince couche plastifiée. En effet, Isaacs nous montre la différence entre la manière dont nous percevons notre monde aseptisé et édulcoré, et la manière dont il existe réellement. On pourrait penser à la métaphore de la tour de Babel, allant toujours plus haut, nourrie par nos désillusions de consommateurs, mais vouée à l’effondrement face à la réalité que l’on renie sans cesse.
C’est une confusion morale à laquelle Isaacs fait sans cesse référence au sein de ses œuvres.
Ainsi, il tente de nous faire reconsidérer nos présomptions et nos façons de penser afin de nous faire atteindre une vision du monde plus vaste et généreuse. Pour ce faire, il utilise des techniques très variées, faisant appel au dessin, à la peinture et à la sculpture ou juxtaposant des objets à des vidéos ou à des photos.
Depuis 1990, Isaac s produit des œuvres majeures qui ont été exposées dans de nombreux instituts de renommée internationale. A ce propos, on peut citer l’exposition Young British Artists 6 de la galerie Saatchi de Londres (1993), Century City du Tate Modern (2001), Minimal Maximal du Musé e National de l’art de Kyoto (2001), ainsi que trois solo shows à la galerie Museum 52 de Londres.